Portrait de Philip Emeagwali

Portrait de Philip Emeagwali

Philip Emeagwali

Emeagwali, le Bill Gates Africain
Il est un génie de l’informatique. Philip Emeagwali est originaire du Nigeria, né le 23 août 1954 à Akura, de parents pauvres de l’ethnie Ibo. Il est titulaire de trois maîtrises et un doctorat en : Science de l’informatique, génie maritime, génie civil et environnemental et mathématiques appliquées. Emeagwali est l’inventeur de plusieurs logiciels ayant permis de résoudre des problèmes longtemps demeurés insolubles. Il reconnu par CNN comme étant l’un des pères de l’Internet. Son palmarès est constitué de six droits d’invention en informatique et de nombreux contrats avec d’importantes institutions comme l’armée américaine.

En 1989, Philip Emeagwali s’est vu décerner le prix Gordon Bell (la plus haute distinction dans la recherche en informatique) pour l’invention du plus performant calculateur au monde. Son ordinateur exécute 3,1 milliards de calculs par seconde par le biais de 65 536 processeurs; une première mondiale ! Ce nouveau logiciel est trois fois plus rapide que les super-ordinateurs du moment, pour seulement un cinquième de coût. Cette invention, très prisée par les majors pétroliers américains leur a permis de résoudre le problème des fuites souterraines de pétrole dans les réservoirs. Le génie africain leur a fait réaliser une économie de 400 millions de dollars par puits de pétrole. Toutes les compagnies pétrolières ne jurent que par les super computers du génie noir Philip Emeagwali.

Actuellement Emeagwali s’adonne à la résolution du problème du réchauffement de la planète, en procédant aux derniers réglages d’un super-ordinateur capable de simuler la méteo sur 100 ans. Ceci afin de déceler les causes du réchauffement de la terre. Un exploit jamais réalisé jusqu’aujourd’hui. Emeagwali est un bourreau du travail, toujours plongé dans ses recherches, 7 jours sur 7 et 16 heures par jour. Il est si précieux pour la recherche aux États-Unis que sa famille et lui bénéficient de la protection du FBI. Son épouse, prénommée Dale Brown, originaire de Baltimore, docteur en Biologie moléculaire est l’auteure de nombreuses contributions dans le domaine de la microbiologie et de la biologie.

Philip Emeagwali mérite assurément le surnom de Bill Gate africain dont l’a affublé l’ancien président américain Bill Clinton. Et il n’est pas indifférent à l’industrialisation de l’Afrique. Pour lui : « L’Afrique périra si elle continue à consommer ce qu’elle ne produit pas et à produire ce qu’elle ne consomme pas. » Naturellement, il pense que l’homme est au cœur du développement de toute nation ou de tout continent, et il se demande ce que fait l’Afrique de son pétrole et de ses matières premières.

Mais, son analyse, lumineuse d’instructions, va plus loin :« Actuellement, l’équivalent de 100 dollars en minerais de fer vaut le double une fois transformé en pots pour boire et réexporté vers l’Afrique. La même quantité vaudra 65 000 dollars, une fois transformée en aiguilles en Asie, 5 millions de dollars sous forme de bracelets à montres en Europe…. Sans un capital intellectuel africain, le fer extrait de l’Afrique continuera à être transformé en Europe et à être réexporté en Afrique à des prix énormes. Pour rompre avec ce schéma, le continent devra promouvoir la créativité et l’éducation, indispensables pour donner de la valeur à ses matières premières. La pauvreté n’est pas l’absence d’argent, mais plutôt l’absence de connaissances. »